voilà
qu’aux bords des toits d’hiver
des fines stalactites tombe une eau pure
gouttes métronomiques
qui ruissellent sur la terre qui s’éveille
éclat
de chutes éphémères
perles de lumière éclaboussant l’azur
reflets microscopiques
de la course sidérante du soleil
et là
les crocus se libèrent
hérissant de leurs lances le pied du mur
poussée verte organique
brouillon tapageur d’un printemps qui s’essaye
INSTANTANÉS