Il suffit que le jour s’allonge
Pour qu’au vent la cendre s’envole,
Encore un peu avant qu’on songe
A l’insouciance, aux jours frivoles.
D’un coup d’archet une hirondelle
Entame l’air des retrouvailles
Quand le hasard avec le ciel
Renouvelle ses fiançailles.
La brise ondule et fait danser
Les ombres, fantômes de plumes ;
Au loin la montagne est nimbée
D’un lumineux filet de brume.
Il suffit de cueillir le jour,
Indécis, aux bords des toitures,
Et de chaque grain de temps sourd
Une promesse de fruit mûr.
INSTANTANÉS
HORIZON POÉSIE