Quand luit la lune d’argent
Le fleuve s’ouvre à la houle,
Les quais accueillent des vents
Où les goélands se coulent.
Empreinte de haute mer
La ville se rêve en île,
Dans un théâtre éphémère
Peint aux couleurs de l’exil
Elle emporte les vivants,
Leurs places, leurs clochers,
Leurs mirages d’autrement
Et leurs espoirs ébauchés.
Mon crâne est un estuaire
Que visitent les marées,
Elles y déposent les vers
Que le large a inspirés.
SOUS L'ÉCORCE