La girafe du zoo nous toise d’un air hautain
De l’air de s’apitoyer sur les pauvres humains
Mais l’âne tend l’encolure au-dessus de la haie
Avec la bienveillance qu’offre un ami discret
En se jouant du vent le puissant aigle royal
Nous défie de le suivre vers son sommet natal
Rejeté par la vague, le crabe obstinément
Mieux que nous éprouve l’ancrage à son élément
La phalène qui finit dans le feu sa vie brève
Nous éblouit par l’impertinence de son rêve
FANTAISIES