Respire
comme l’orage
comme un essaim d’abeilles
comme la rue au printemps
Avance
quand la voix claque
sans aucun répit
sur le sable de l’aube
Rit
et rient aussi
les galets du ruisseau
et les grands trains de nuit
Regarde
comme regarde
la colline bleue
depuis des millions d’années
Penche-toi
quand même
souffle l’étoile
tombée dans l’océan
Rêve
avec un air de samba
les cheminées d’usine
un vol de mouettes au crépuscule
CLAMEURS