Voir le soleil blondir
L’arrête du clocher,
Les formes s’arrondir,
Les ombres se pencher
Sur le plateau couvert
De buis et de figuiers.
Voir sous les chênes-verts
Les genêts s’embraser
Et quelques oliviers,
Dans le lointain, brandir
Leurs lances argentées,
– Ou bleues, on ne sait dire –
Mêlés à l’or des pierres.
Voir cette aube, et songer
Qu’après l’aube dernière,
Tout aurait pu changer.
RÊVES RÊVERIES