We're creatures of the wind (Ned Washington)
Sortie vingt-et-un – aérogare.
Les chiffres jaillissent dans les phares;
on y cherche l’augure de jours
meilleurs. Et tout au bout du parcours,
on abordera l’inaccompli
en espérant ce qu’on s’est promis.
Love me love me
Say you do, chante Nina Simone,
we're creatures of the wind. Tu fredonnes
à son piano. Le moteur arpège,
la Ford a des songes aquatiques,
on roule en évitant les icebergs.
Et la nuit y mêle sa musique.
Se souvenir
comme Cendrars, du vrai, du têtu,
du faux, du flou, de l’inattendu.
Retrouver New-York et Novgorode
dans ces lueurs sublimes et brèves.
Déchirée par les phares à iode
La nuit s’entrouvre sur notre rêve.
RÊVES RÊVERIES
HORIZON POÉSIE