Sur les pas de la nuit
Marchent des étrangers
Aux visages connus.
Ils ont dans le regard
Le détroit traversé
Les vallées parcourues,
La fatigue et l’espoir
Mais pas de nostalgie.
L’ombre leur prend la main ;
L’air d’été est serein.
Aux petits matins blêmes
En allant sur la grève
On peut lire la trace
De leurs cris, de leurs rêves
Que l’océan efface
De nos mémoires même.
LE TEMPS DE VIVRE