Plainte des arbres dans le vent,
battements d’ailes, cris d’effraie,
L’ombre révèle les secrets
D’un autre royaume vivant.
Quelques veilleuses dans la nuit,
vies pointillés, vies prismatiques.
Rêves universels de pluie
et d’eaux dormantes. Et de criques
protégées que le temps oublie.
Souffle caressant des étoiles,
comme en prémices d’embellie
lorsque les couleurs se dévoilent
sur des horizons épargnés.
Sourire des heures complices,
vacance des corps assignés
jusqu’à ce que l’aube s’immisce.
Plaisir et douleur se répondent,
lambeaux de voix accrochés
aux trouées du temps écorché ;
jusqu’au jour les vies se fondent.
EN ÉQUILIBRE
HORIZON POÉSIE