Ici on édifie des autels au mensonge,
La vérité n’est plus que cendres et débris,
Les bouquets de roses ne sont que des épines,
Les mains sont des refus, les regards du mépris
Et les passages sont des remparts barbelés.
Là, chassée par les chiens, harassée par les mouches,
La raison s’épuise, noyée par la fureur
Dont les vagues s’abattent en écume immonde
Sur tout ce qui respire, le plaisir et la joie,
Les pleurs ou les rires, la vie et l’espérance.
Plus loin les foyers ne sont que ruines fumantes
Et les cours de récréation sont des gravats.
Les nuits sont des angoisses, les jours sont des larmes.
Les oiseaux se taisent, les femmes désespèrent,
La mer se lamente, les enfants sont des armes.
Ailleurs on rit et on danse, on aime et on rêve.
Ailleurs on regarde l’aube, toujours nouvelle.
CLAMEURS
HORIZON POÉSIE