Dans la lumière du couchant,
tendus entre les lys,
des fils ténus se balancent au vent
et trahissent le passage
d’insectes funambules.
Une vie éphémère,
toujours renouvelée,
où la rose qui s’ouvre
a pour elle l’éternité.
Alors que le jour s’esquive
et rend le jardin à la nuit,
le ciel est vaporisé
d’un nuage d’étoiles.
Une fine averse a déposé
leur reflet argenté
sur une toile d’araignée.
Entre ces deux constellations
Un rossignol apprête son chant.
INSTANTANÉS