En haut de la combe escarpée,
La haute bastide résiste
Dans un hameau presque arasé.
Ses murs de calcaire et de schiste
Que le ciel avive de rose
Se dressent comme des vigies.
Allégée de ses toits de lauzes,
Elle s’ouvre vers l’infini.
Les siècles lui ont octroyé
La beauté des temples antiques
Et l'aura des instants passés.
Vestiges devenus mythiques,
Vaincus par l'oubli naufrageur;
Souvenirs qu'on croyait noyés,
Qui surgissent des profondeurs
Comme des vaisseaux désertés.
LE TEMPS DE VIVRE