Où sont les compagnons de bordée
Perdus dans le sillage des ans,
Que deviennent les vieux équipiers,
Entraînés par des vents malfaisants
Vers des rives inhospitalières
Qu’on ne peut aborder ni quitter,
Emportés par le temps délétère,
Dont chaque creux est plus redouté
Que ceux de la route des Açores …
Où sont-ils sur ce vaste océan,
Vers quels rêves voguent-ils encore
Pour éviter l’écueil du présent ?
LE TEMPS DE VIVRE