Sous le fin voilage des feuilles qui s’égouttent,
Encadrant le regard vers le soleil couchant,
Les rangs de peupliers s’inclinent sur la route.
Comme les fûts brisés d’une colonne antique,
Les meules de foin doré parsèment les champs,
Hérissés par la moisson d’éteules étiques.
Sur les collines, le quadrillage des vignes,
Semblant créé par un géomètre géant,
Entrelace aux courbes des sillons rectilignes.
Le paysage est une vaste exposition
Dont chaque œuvre est une ode au passage du temps,
Mais nul artiste n’en signe les créations.
INSTANTANÉS
HORIZON POÉSIE