Le sol est d’ambre et de cire d’abeille,
Vibrant camaïeu de pierres, que lèchent
Sur les chemins les flaques de soleil
Piquées de fauve par les herbes sèches.
En bas, les prairies nappées de vert tendre,
Les bois de pins ombrés de vert anglais,
Les fermes d’ocre clair mêlé de cendre,
Et les taches vert tilleul des bosquets.
Chaque couleur semble être déposée,
Comme jaillie de la main de Cézanne,
En touches fougueuses et dispersées
Sur le bleu que les cirrus enrubannent.
Enchâssée dans les monts environnants,
Comme toute la ville semble blême,
Absorbée par un vaste halo blanc,
Elle est noyée dans son essence même.
INSTANTANÉS