La joie s’en vient, la joie s’en va ;
Elle jaillit en gerbes folles,
Et déferle en riches corolles,
Puis se retire avec éclat.
C’est une averse de printemps,
Les polyphonies d’un été,
Le bruissement d’une soirée,
Un clin d’œil du soleil levant.
C’est une folle idée qui rit,
Un secret porté par le vent,
C’est l’étincelle d’un instant,
Une promesse qui fleurit.
Il serait vain de la chercher,
Il suffit d’être bien présent,
Et dans le hasard du moment
Elle est là, à peine cachée.
EN ÉQUILIBRE