On doute
La nuit …
J’écoute :
– Tout fuit,
Tout passe
L’espace
Efface
Le bruit.
V.H.
Passage étroit, chaussée pentue,
Chats errants, horizon confus,
Boulevard désert sous la neige.
Le ciel est voilé de soie grège.
Timides halos de lumière
Tombant aux pieds des réverbères,
Quelques bars, oasis de vie,
Semés aux confins de l’ennui.
À la sortie du labyrinthe,
La gare, embrumée, est éteinte,
En face une dernière enseigne
Ruisselle comme un cœur qui saigne.
Salle d’attente, entre deux trains,
Entre deux vies, jusqu’à demain.
Le train quitte le quai en hâte,
Son sifflet se perd dans la ouate.
LE TEMPS DE VIVRE