Voix 1
Je vois des ailes déployées sur la ville
Et des vagues qui menacent notre asile.
Je vois ce jardin en paix qui se réduit,
Et des yeux mordants qui regardent la nuit.
J’entends la cendre qui tombe sur la neige
Pour la napper d’ombre où la noirceur s’agrège.
J’entends des appels qui bousculent les rues,
Les étourdissant de couleurs inconnues.
Voix 2
Je vois des arbres abattus qui se lèvent,
Leurs ombres qui marchent en portant des rêves.
Je vois des rues aux aspirations marines
Quand des regards de flamme les illuminent.
J’entends des trains qui transportent le désir,
Des voyageurs qui parlent le même rire.
J’entends des songes qui battent le pavé
Et des silences comme des voix gelées.
CLAMEURS