L’écume des crêtes
Longtemps te roula
Comme un coquillage
Vide et te déposa
Sur ce chaud rivage,
Tout au pied des rôniers
Où les barques s’arrêtent.
L'océan se prête
À d’obscurs combats,
Laissant sur la plage
Le vent sous tes pas
D’homme de passage,
Et le crabe araignée
Que la vague rejette.
La lune indiscrète
Là-haut déchira
Les quelques nuages ;
Elle s’enflamma
Dans le long sillage
Des frêles balanciers
Que la houle maltraite.
VAGABONDAGES