Aux heures fraiches encore,
Il cueille des artichauts
Dont il laisse quelques tiges
Pour que leurs fleurs violacées
Se marient aux tournesols.
Il ne lève pas les yeux
Sur les touristes matinaux.
Bellagio, brune, ocre et rose,
Vit entre les bras du lac,
Proue d’un bateau immobile
Tournée vers les sommets blancs.
Ville battue par le vent,
Ses ruelles empierrées
Sont piétinées par la foule.
Aiment-ils la même terre,
Celui qui la creuse
Et ceux qui l’arpentent ?
VAGABONDAGES