Dans le cadre de la fenêtre,
au premier plan, le tulipier
et le nid des pigeons ramiers
qui reviendront en mai peut-être.
Les feuilles de l’érable tremblent,
déjà jaunies par la saison.
Deux pies, depuis la frondaison,
en criant, s’élancent ensemble.
Derrière la haie de canisses,
des insectes, en pluie d’argent,
dansent dans le feu du couchant.
À l’horizon les monts rosissent.
A ma fenêtre il y a la vie,
la vie pleine, brûlante et belle,
la vie brève à jamais nouvelle,
tels les rêves inassouvis.
INSTANTANÉS
HORIZON POÉSIE