À chaque coin de rue on ressent
Cette mélancolie qui infuse,
Une nappe ondoyante et diffuse,
La verte symphonie du couchant.
On se noie dans l’ivresse tranquille,
La respiration du vent marin
S’élève jusqu’au fort byzantin
Avec le murmure de la ville.
En bas, dans les hangars près des quais
Venu du Soudan ou de Syrie,
On dort en marge, près des ferrys.
On voit à l’ouest ce cercle parfait.
VAGABONDAGES