De la ville, en bas, nul murmure
Ne s'élève; on ne sent monter
Que douceur et sérénité ;
L'Arno se glisse entre les murs.
L'eau tranquille où l'on voit danser
Des nuages qui s'illuminent
Aux derniers feux sur les collines
Est teinte des fureurs passées.
La ville se laisse couler
Dans l'oreiller de ses collines,
Géante dormeuse androgyne
Qu'aucun amour ne vient troubler.
Sur les dômes, les campaniles,
La nuit chaude s'est installée;
Le souvenir s'en est allé
Vers d'autres lieux, en d'autres villes.
VAGABONDAGES