Les corbeaux tournent dans l’air du soir,
Et leurs cris grinçants et péremptoires
Troublent dans le lointain horizon,
L’accord suprême qu’ensemble font
Les ombres bleues sur le sable blanc,
L’odeur de la mer et le ballant
Des palmes où le soleil s’accroche,
Quelques nuages qui s’effilochent
Dans le parfum des bougainvilliers,
Et le ramage dans le verger
D’envolées folles d’enfants rieurs.
Les oiseaux noirs, criards et railleurs,
Nous cernent et répètent sans trêve
Que cet ailleurs à portée de rêves
N’existe que de là où l’on est,
Et qu’en vain on en cherche l’accès.
RÊVES RÊVERIES