Sur la colline où la brume s’accroche,
Un lézard court sur la pierre tombale,
Défiant le marbre et l’hiver qui s’approche.
Dans l’allée où s’alignent des cyprès,
Oublieux de la disette hivernale
Des merles paradent sur les sommets.
Accablés par nos angoisses humaines,
On envie cette insouciance animale
Qui se moque des bourrasques prochaines.
LE TEMPS DE VIVRE