Reparaissent les désirs
Une cigale respire
Et pose son chant d’azur
Sur l’écorce des blessures
Au plus fort de l’orage
Tu ouvres tes fanons
Etrange cétacé
Agacé de sa rage
Au ciel anguleux
Où l’âge se blesse
Le mien se disperse
En papillons bleus
Cheval d’ombre et d’ocre
Aux jambes de flamme
Mon esprit galope
Pour brûler l’obstacle
Dans les algues du silence
Comme un saumon vers l’eau douce
Mon regard remonte aux sources
Vers les eaux claires d’enfance
SOUS L'ÉCORCE