C’est à peine si la plaine se plaint
quand les herbes frissonnent sous le vent
qui murmure dans les bosquets de pins.
On attend que quelque chose survienne,
que, le vernis terreux du ciel s’ouvrant,
de ce monde aride naisse un éden.
Agité comme un essaim de phalènes,
un banc de nuages blancs dérivants
annonce déjà l’embellie prochaine.
Quand l’ombre des collines s’élargit
sur la plaine, la cloche du couvent
sonne le glas des attentes de pluie.
Ici l’orage est toujours à venir,
les rêves restent à jamais devant,
et les hommes orphelins d’avenir.
INSTANTANÉS
HORIZON POÉSIE