Dans les villes indifférentes,
Des vies frappées de solitude,
Vies de parias, vies en attente,
Vies de peine et d’incertitude.
Les jours étirés par l’ennui
S’y désagrègent vaguement
Et se dissolvent dans la nuit,
Les hommes aussi, lentement.
Ils se sentent vivants pourtant
Et observent les herbes folles
Fleurir les trottoirs au printemps
Malgré l’indigence du sol.
Ils caressent les chiens perdus,
Ils guettent le geste amical,
Le sourire, la main tendue.
Leurs regards sont pour les étoiles.
CLAMEURS