Près du vieux moulin, une meule oubliée
Sous les arbres, vêtue d’orties et des ronces
Comme un temple inca que la jungle recouvre.
Lune morte dévorée par les nuages.
Les aulnes murmurent, veilleurs solitaires,
Entre les murs un figuier embaume l’air.
L’eau coule encore dans le bief ensauvagé
Où merles et crapauds célèbrent la nuit.
Quand résonnent les grandes orgues de l’orage
Tous se taisent et l’on croit dans le vent
Entendre battre les pales de la roue
Et grincer en vain le bois des engrenages.
LE TEMPS DE VIVRE
HORIZON POÉSIE