Il pousse les rideaux,
Barrière dérisoire,
Et entre par la fenêtre.
Il entre le soleil d’hiver
Qui électrise l’air
Comme une pluie d’or blanc.
Il est entré comme un rôdeur,
On l’accueille tel un ami
Qui reviendrait d’exil.
Il danse le soleil d’hiver
Pour dissiper les brumes
Et le vertige du néant.
Il fait vibrer les heures
Et sublime les soirs ;
Il caresse les meubles,
Et en sculpte les reflets ;
Il frôle les visages
Et les rend au présent.
EN ÉQUILIBRE