Je vois l’homme marcher
Le visage tendu
Vers l’horizon fuyant
Et son ombre couchée
Sur la morne étendue
Dans le soir vacillant.
Je vois la vie rêvée
Déchirée par la fuite.
Avec le jour levé
Je vois se déchirer
Les guenilles du ciel
Qui livrent le verdict
Du néant essentiel
Et des vies hypocrites.
L’encre s’est assombrie
De ce qu’on pense écrit.
Je vois l’homme marcher
Et l’humain se démettre
De son identité
Et se donner pour maître
Des rêves pervertis.
De cette terre hostile
Je vois sortir des îles
Où l’homme reverdit.
CLAMEURS
HORIZON POÉSIE