Un jardin caché encadré de haies,
Des yeux noirs en gardent le territoire.
Carré parfait qui retient les secrets
Et qui nous perd dans son jeu de miroirs.
La symétrie s’y révèle imparfaite,
Comme celle d’un visage, au sourire
Pénétré d’un silence anachorète,
Dont chaque ride ébruite un souvenir.
Quand on s’y repose à l’instant propice,
On sent, venus d’Erzurum et d’Alep,
Des effluves de thé rouge et d’épices
Et le vent sec et salé de la steppe.
SOUS L'ÉCORCE