Sur la piste qui suit la vallée,
on mâche la poussière ;
le besoin d’eau nous mène
vers une habitation de pisé,
effacée sur le sol pierreux.
Devant elle, une silhouette frêle.
La fillette rentre,
revient avec un fusil,
et le tend à son père
courbé sur un coin de terre.
L’homme se relève et sourit.
Il pose l’arme contre le mur,
avance deux chaises, disparait,
puis revient avec un samovar.
Le thé chaud et le silence
qu’il partage avec nous
ont le goût d’une paix fragile.
VAGABONDAGES