La douzième marche grince ;
nul ne se soucie
qu’elle proteste ou qu’elle acquiesce.
Le toit couronné d’épis
accueille la pluie,
les écureuils et les pies.
Les géraniums aux fenêtres
encore à l’automne
offrent leur sang aux passants.
La façade a endossé
son habit de brume.
Où est l’ocre de l’été ?
Quand la lumière s’y prête
on voit aux fenêtres
des nuages locataires.
Autour de la cheminée
les volutes grises
des rêves abandonnés.
Encollée dans les couches
d’anciens papiers peints,
de la vie des gens d’avant.
Sur fond de nuit de tempête
la fenêtre d’est
– comme une vigie inquiète.
INSTANTANÉS
HORIZON POÉSIE