Depuis plus de cent générations,
des pas montent jusqu’à ces pierres,
des mains caressent le grain des piliers,
laissent des traces dérisoires,
signes d’un passage.
Signe qu’on fut vivant.
Les hommes passent, s’effacent,
semblables et différents.
Traces dérisoires,
mais frisson de la vie.
Sans lui le monde s’effondrerait
dans le silence.
LE TEMPS DE VIVRE