Quand la pluie sans répit rebondit sur les tuiles
Le souffle du logis, les bruits de la ville
Sont assourdis par le roulement discordant
Qui accompagne les heures blanches du temps
Sans sommeil, propice aux ressacs de la mémoire.
Le rêve éveillé remet en selle
L’enfant qui chevauche les étoiles
Et qui compte les gouttes de pluie,
Qui découvre son île au trésor
Dans les craquelures du plafond,
Des monstres dans les nœuds du plancher.
La nuit fouille l’épaisseur du tréfonds
En découvrant les veines cachées
Dans le conglomérat des années.
L’enfant qui rêve pose la tête
Sur un nuage, loin des tempêtes.
Au long des longues journées d’été
Il danse sur les bulles d’ennui
Et vole sur les ailes des mots.
RÊVES RÊVERIES