Dans les mégapoles
Les tours vertigineuses
Nous protègent de trop de ciel,
Comme le marronnier
Qui de ses bras de géant
Cache au cyclamen
Trop d’ardeur solaire.
La fleur délicate
Garde sa pâleur modeste,
Mais sa vie souterraine
Est plus aventureuse
Que celle des grands arbres ;
Et sous le béton on creuse
Pour étendre nos racines.
Mais loin de l’ombre des villes,
On est ébloui par l’infini,
On se découvre des rêves d’oiseau.
RÊVES RÊVERIES