Sur les tréteaux de la mémoire,
Les grands jours règnent sans partage ;
En vain, le moment dérisoire,
En coulisse attend son passage.
Mais le temps brise les chimères
De ce vaste théâtre d’ombres,
Et des floraisons éphémères
En embellissent les décombres.
Une main serrée dans la nuit
Laisse une empreinte plus brûlante
Qu’un feu qui ne laisse après lui
Rien qu’absence et cendre fumante.
LE TEMPS DE VIVRE