Le vent agite les grands arbres
Comme de formidables sistres,
Il s’immisce, il flûte et siffle
Aux interstices des croisées,
Il souffle dans la cheminée
Ainsi que dans un tuyau d’orgue.
Le ciel impétueux requiert
Les vaillants tambours soninkés
Pour accompagner les éclairs
Ponctués de coups de cymbales
Et de lointains et feutrés
Roulements de timbales.
Sur le toit mille tambourins
Rallient l’orchestre crescendo
Puis quittent un à un l’ensemble
Qui s’esquive pianissimo.
Tout s’endort à ce qu’il semble
Pour qu’on s’endorme serein.
Au matin j’ouvre la fenêtre,
On entend seulement la harpe
Des feuilles qui s’égouttent.
Plus haut le chant d’une alouette.
RÊVES RÊVERIES
HORIZON POÉSIE