On n’entend plus
grincer les vieilles grilles,
on ne boit plus
la cuvée des treilles.
Plus une chaîne
qui remonte les seaux,
plus de fontaine
pour répondre aux oiseaux.
Où sont les lys,
les roses, les pivoines,
la folle avoine
d’un jardin des délices
ouvert aux grives,
aux moineaux, aux pinsons
alors qu’arrivent
les jours plus doux, plus longs.
Plus de lin blanc
que le soleil déperle
sur le vieux banc
où s’est perché un merle.
Où sont passés
les jardins de curé
et les étés
à courir dans les prés.
RÊVES RÊVERIES
HORIZON POÉSIE