La porte est là, dans la sérénité du bois.
Nul courant d’air ne l’appelle,
Nul homme ne l’entrouvre.
Elle attend le passage d’un regard.
L’ombre sculpte son double
Et le silence y aiguise sa lame.
Le jour s’y glisse chaque matin,
Comme un fruit de l’aube.
De l’autre côté, ce n’est pas le monde,
C’est son battement,
Un feu sans brasier, un torrent sans source,
Quelque chose qui respire avant de naître.
Celui qui la franchit ne revient pas,
Non par égarement, mais par trop d’éclat.
Je l’ai ouverte un matin,
Mon ombre s’est morcelée dans la poussière ;
Depuis, je marche avec la clef.
Plus loin c’est la mer, plus loin c’est la vie.
EN ÉQUILIBRE
HORIZON POÉSIE