Résille noire argentée
Où la lumière se piège
En dispersant des arpèges
De rires endiamantés,
Le flot roule sur les pierres,
Miroir brisé surréel
Où se fragmente le ciel
Lorsque s’ouvrent les clairières.
Le flot roule sur le temps,
Répétant chaque saison
D’incessantes floraisons
D’étoiles sur les étangs;
Et sa lumière éphémère,
Qui poudroie dans l’air qui tremble,
Prend au ciel, à ce qu’il semble,
Tous ses éclats millénaires.
On voudrait y être pierre,
Laisser le rasoir de l’eau
Gratter lentement sa peau,
Abîmé dans la rivière.
RÊVES RÊVERIES
HORIZON POÉSIE