Rues blanches, étroites et pentues
Qui descendent au port.
Sur le pas des portes,
Les chaises de bois clair
Attendent la fraîcheur du soir.
Ce matin la houle submerge les quais.
Assis aux terrasses des cafés
À l’ombre des mûriers centenaires,
Les pêcheurs et les plaisanciers
Attendent que le vent tourne.
Les hommes jouent aux cartes,
Avec passion et sans enjeu.
Les mouettes tournent et crient,
Impatientes de suivre les bateaux
Qui dansent dans la baie.
Les pins gravissent les rochers,
Lentement, à racines nues,
Les îliens aussi s’accrochent aux collines,
Et n’attendent rien d’autre
Que ces instants où l’on clôt les yeux.
VAGABONDAGES
HORIZON POÉSIE