Sur l’encre effacée
Le rire indécent
De l’aube offerte à tes funérailles;
Sur l’oubli dénié
Les jours triomphants
Où la vie prodigue emplit les failles.
Nos peurs, nos désirs
Rident la surface
Des nuits blêmes et des jours heureux,
Mais le temps s’étire,
La vie les efface
Et se coule en nos corps orgueilleux.
Du creux des artères
Au fond des bronchioles
La vie, la vie, la vie prend racine;
Chaque instant sidère
Et laisse en obole
Des infinis qu’un souffle élimine.
EN ÉQUILIBRE