Au soleil de juin tamisé
Par le vieux store de bambou
L’aube amicale a déposé
Sa corbeille d’instants jaloux.
Fenêtre ouverte, l’air nous couvre
De sa chevelure odorante
Et souffle que le temps qui s’ouvre
Comblera toutes nos attentes.
Dehors commence le tapage
Des hirondelles revenues
Excitées de leur long voyage,
Et par l’ivresse de la nue.
Voilà l’été à pas de loup
Qu’annonce cette aube nouvelle
Qui nous conduira au mois d’août
Dont les heures sont éternelles.
C’est, à l’aube, la joie fugace
Qu’on prend plaisir à accueillir
Comme une fleur, comme une grâce,
Tant on en sait le devenir.
LE TEMPS DE VIVRE
HORIZON POÉSIE