Il a plu ce jour, paisiblement,
Sans relâche et sans débordement.
Instants oisifs, heures invisibles,
Plus ténues que le temps perceptible.
On marche sous les arbres en fleurs,
Dégoulinants comme sont les heures,
Et on s’assied sur le banc mouillé.
On regarde ce jour s’achever.
En bas la ville est à l’identique,
Embuée d’un halo électrique.
Les toits y font lentement naufrage
Comme sombrent les derniers nuages.
LE TEMPS DE VIVRE