Le roulement se fait lointain
Comme une respiration quiète,
L’orage s’arrête soudain.
Les roses relèvent la tête,
Les arbres alourdis s’ébrouent.
A l’horizon, des ailes d’ange
Effilochent le ciel de boue.
Sur une branche, une mésange
Reprend ses gammes, ses arpèges,
L’air humide porte son chant
Et le poids des ombres s’allège.
Le jour frissonne avec le vent,
Emportant mon écorce vide.
Libre des craintes et des doutes,
J’entrevois mon astéroïde.
Au coin du mur le chéneau goutte
En comptant toutes les secondes
Qui ruissellent d’éternité ;
Elles en inondent ce monde
Qu’un seul ruisseau rend singulier.
RÊVES RÊVERIES
HORIZON POÉSIE