Aux tout premiers flocons,
La morsure du froid
Sur le bout de la langue
A le goût de l’enfance
Et du chocolat chaud,
Et la journée ouatée
Celui d’une guimauve
À la fête foraine.
On les cueille en riant,
On savoure leur goût,
Les premières cerises
Ont celui de l’été.
Les dernières qu’on croque
Ont des goûts éternels :
Le miel du souvenir,
L’acide de l’attente.
LE TEMPS DE VIVRE