L'air a la fraîcheur de lointains rivages
Et la lumière est striée de fusain,
Le sentier s'enfonce sous les feuillages,
Chaque pas reprend un pas plus ancien.
Sur les côtés, s’inclinent des fougères,
Et les arbres bruissent de connivence,
Leur langue au vent lui-même est étrangère.
Une grive découpe le silence.
Le chemin s’ouvre comme une paupière
Sur les courbes de collines bleutées,
Des feuilles passent, gardant leur mystère,
La mousse recèle des vies cachées.
Le ruisseau polit le reflet d'un ciel
Qui ne traverse plus la frondaison.
Le bois résonne d’étranges appels,
Leurs échos n’atteignent pas l’horizon.
SOUS L'ÉCORCE