Quittant l’étang de tous les naufrages,
La route s’abreuve de hasard
Et s’infléchit, au cœur des orages,
D’infinis détours où l’on s’égare.
L’horizon ne se soumet jamais
Et ne tempère pas les tourments,
Il s’efface comme un trait de craie,
Et renaît, toujours indifférent.
Mais la tête baissée se relève,
Mais l’œil s’habitue à l’incertain,
Et les poings serrés s’ouvrent aux rêves
Quand se dessine encore un chemin.
EN ÉQUILIBRE